Le calcul

calculs rénaux

Les calculs urinaires ou lithiases urinaires sont des « cailloux » qui se forment à l’intérieur des voies urinaires. Ils se développent au niveau du rein et correspondent à l’accumulation lente de microcristaux contenus dans l’urine. Ils peuvent mesurer quelques millimètres jusqu’à atteindre la taille d’une balle de golf.

10% de la population fabriquera au moins un calcul et dans 50% des cas ces personnes récidiveront.

Les causes sont le plus souvent multiples (alimentation, manque d’hydratation, sédentarité, infection urinaire…), chez les patients multirécidivistes il faut savoir rechercher une cause sous-jacente (une maladie hormonale, une maladie génétique…). La prévention passe aussi par l'analyse du calcul éliminé, ou retiré par chirurgie, afin d'en préciser la composition (analyse infra-rouge).

 

Lorsque les calculs restent dans le rein ils sont le plus souvent asymptomatiques (ne donnent pas de douleur), c’est lorsqu’ils migrent dans l’uretère qu’ils peuvent alors bloquer l’écoulement d’urine entre le rein et la vessie et provoquer une douleur brutale et violente dite crise de colique néphrétique.

La colique néphrétique


Le traitement médical est toujours nécessaire pour calmer la douleur d'une colique néphrétique. On a parfois besoin d'administrer, aux urgences, des produits morphiniques. Il est recommandé de réaliser un scanner sans injection de produit de contraste pour déterminer le siège et la taille du calcul.

 

Un calcul dont la taille est inférieure à 5 mm peut être éliminé spontanément mais ce n'est pas toujours le cas!. Un drainage par les voies naturelles en urgence est parfois nécessaire si le traitement médical est insuffisant pour calmer la douleur ou s'il y a apparition de fièvre

Les techniques mini-invasives


La lithotripsie extracorporelle : LEC


lithotripsie extracorporelle (LEC)

Il s’agit d’un système qui envoie des ondes de choc à travers la peau jusque dans le calcul de manière à le faire exploser. Ce traitement, peu invasif, est utilisé principalement pour les calculs rénaux de plus de 5 mm et pour les calculs du bas uretère. Le taux de succès complet est de l’ordre de 60%.

L'urétéroscopie laser


traitement par laser du calcul renal

 

 L’urétéroscopie souple laser: Cette nouvelle technique de pointe utilise un endoscope (sorte de petite caméra dans laquelle peuvent passer des instruments : fibre laser, pince, sonde à panier…) ; ce type d’intervention se déroule sous anesthésie générale et ne nécessite souvent qu’une hospitalisation de 24h. L’endoscope est introduit par les voies naturelles et remonte les canaux urinaires jusqu’au contact du calcul dans le rein. Une fois positionné on utilise la fibre laser de manière à fragmenter le calcul. Le taux de succès complet est de l'ordre de 90%. (vidéo)

Urétéroscopie souple démonstration 3D

Urétéroscopie souple: explication et parcours du patient en video

L'urétéroscopie rigide


ureteroscopie

L'urétéroscopie rigide: C'est un instrument rigide mais très fin qui permet de traiter les calculs au niveau de l’uretère (canal urinaire reliant le rein à la vessie). On utilise différents instruments pour fragmenter et retirer le calcul. Une sonde double J est souvent mise en place pour quelques semaines. Elle sera ensuite retirée sous anesthésie locale. 

La sonde double J


sonde double j

 La « sonde double J » est un fin tuyau creux en silicone dont l’extrémité supérieure est positionnée dans le rein et l’extrémité inférieure dans la vessie. Cette sonde permet de vider le rein lorsqu’il est obstrué et soulager rapidement le patient chez qui le traitement médical était insuffisant. Cette sonde peut occasionner des envies fréquentes d’uriner. Elle est retirée après quelques semaines sous anesthésie locale et ne nécessite pas une autre hospitalisation.

La NLPC


traitement per-cutané des calculs rénaux

 La néphrolithotomie per-cutanée (NLPC)  permet de traiter de volumineux calculs, cette intervention se déroule sous anesthésie générale ; elle consiste à mettre un tuyau rigide à travers la peau du dos jusque dans le rein, une fois en place, on utilise cet accès pour introduire un système optique couplé à un instrument qui broie le calcul, ou un laser. Les fragments sont ensuite retirés par des pinces spécifiques. Le patient gardera une petite cicatrice qui ne dépasse pas 2 cm.